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Prisonniers Montblainville Traunstein (2)

5 février 2010

A la suite de recherches effectuées, hier avec l’aide d’Hélène et Dominique, je reviens aujourd’hui sur la déportation des Meusiens en Allemagne.

L’étude des cachets au dos des cartes apporte des indications précieuses.

La carte représentant Charles DIDELON  a été envoyée par un prisonnier de guerre à sa famille de Traunstein.

Celle du groupe de prisonniers porte le cachet  « Gefangenenlager Traunstein Nr 5 »

Elle provient du même camp, le numéro est celui du baraquement.

Pour poursuivre j’ai réexaminé les photos de famille.

Lucien DAPPE était prisonnier de guerre et était au baraquement n°1

DAPPE Lucien - archives familiales

DAPPE Lucien – archives familiales

J’avais été très émue en découvrant, mon arrière grand-mère Eugénie MONCHOT, ma grand-mère et sa sœur sur une photo, aux teintes passées. Nouvelle émotion en lisant les inscriptions au dos de la photo. Il est écrit manuellement « souvenir de St Loubair » ( St Loubouer dans les Landes), le cachet indique qu’elle a été envoyée à Traunstein.

MONCHOT Eugénie et ses filles - archives familiales

MONCHOT Eugénie et ses filles – archives familiales

Il fallait donc que je me renseigne sur ce camp.

Une première réponse apportée par Dominique :

« Le 17 septembre 1914 par un ordre donné par l’armée allemande, tous les hommes en âge de porter les armes 16 à 60 ans) sont retenus par les Allemands dans tous les villages occupés par eux dans le canton de Montfaucon, Dun et Varennes. Montblainville n’échappe pas à cette règle. Presque tous sont emmenés de force comme ils sont, souvent sans rien, à pieds, puis par le train à partir de Montmédy ou Stenay vers Graffenwöhr qui est un camp de transit, insalubre, surchargé. Tous les prisonniers sont mélangés : civils,  militaires français et autres. La nourriture manque. Peu de temps après, un certain nombre de prisonniers dont ceux de Gesnes (24 personnes) et ceux de Montblainville apparemment, sont transférés vers Traunstein qui n’est pas très éloigné de Graffenwöhr. Les conditions sont un peu meilleures dans ce camp où il existe une monnaie en pièces pour les prisonniers civils (Zivilgefangener). »

 Camp prisonniers Traunstein - Dominique Lacorde

Camp prisonniers Traunstein – Dominique Lacorde

J’ai également interrogé la Mairie de Traunstein qui m’a  répondu rapidement.

La réponse m’a été gentiment traduite par Hélène.

La ville de Traunstein, possède des documents administratifs sur le camp, mais pas d’informations sur les prisonniers civils.

Le camp se trouvait dans la saline de Traunstein, fermée en 1912 . Il fut occupé fin septembre 1914 d’abord par environ 250 prisonniers civils. Début mai, il n’y avait plus que 85 personnes internées en ce lieu. Par la suite, il fut aménagé pour devenir le camp principal de toute la Bavière et à partir de fin juillet 1915, par intermittence, 1000  personnes l’ont occupé. Jusqu’à la fin de 1915, on avait transféré tous les civils situés sur le sol bavarois vers Traunstein. Il devint l’unique camp bavarois de prisonniers civils. A partir du 1er novembre1916, tous les prisonniers de guerre extérieurs au camp et se trouvant dans la région y furent transférés. Il a été un camp pour civils et prisonniers de guerre et en même temps ou par intermittence 2500 personnes y ont vécu. Toutefois, seulement 500 ont été installées dans le camp en permanence. A la fin de la 1ère guerre mondiale le camp a été progressivement évacué et définitivement fermé le 31 janvier 1919.

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