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Actes étonnants Consentement à Mariage COLLIGNON

21 avril 2010

Dans les registres d’état civil mis en ligne par les archives de la Meuse, on a la chance de trouver les pièces annexées aux mariages. Cela m’a permis de découvrir quelques actes de naissances des Ardennes précieux puisque beaucoup de registres de ce département ont été détruits par les guerres. Aujourd’hui, je peux partager avec vous la lecture d’un acte de demande de consentement à mariage signé devant Notaire.
Dans les registres d’EUVILLE 1813-1822 page 175 et 176/267 on peut lire :

CONSENTEMENT MARIAGE COLLIGNON

CONSENTEMENT MARIAGE COLLIGNON

« Du 1ER mai 1819

LOUIS par la grace de Dieu, Roy de France et de Navarre,

A tous présent et avenir salut faisons savoir que

Aujourd’hui, en présence et assisté de Me François Pantéléon DUMONT Notaire à la résidence de Commercy département de la Meuse et des témoins cy après nommés soussignée Anne Marie COLLIGNON fille majeure de vingt et un ans accomplis dès le vingt six juillet dernier s’est transportée dans la Maison du Sieur Joseph COLLIGNON son père à Ville Essey ou il réside avec Dame Maire BARROIS son épouse, auquel lieu étant, Canton et arrondissement dudit Commercy, ladite Demoiselle après plusieurs prières et supplications verbales et parlant à ses père et mère avec beaucoup de respect, elle les auroit de nouveau et d’abondant priés et requis de vouloir bien lui donner leurs conseils et consentir à son mariage avec le Sieur Joseph HENRY Meunier du Moulin d’Euville, même canton qui est un parti qu’elle croit favorable et avantageux pour elle ; lesquels ont dit, ladite Dame COLLIGNON autorisée par son mari, qu’ils ont juste sujet de lui faire mille reproches malheureusement trop mérités relativement à sa conduite que depuis quelques temps elle tient envers eux, elle sait qu’elle a été élevée dans la Maison paternelle avec douceur qu’on a pas cessé de lui enseigner et de lui inspirer de la vertu, la sagesse et tous les principes de la bonne morale, et que jamais il ne lui a été donné un seul exemple contraire, que selon les apparances extérieures qu’elle annoncait, il ne parraissoit pas douteux à ses père et mère qu’elle n’avoit rien perdu ni oublié de la bonne éducation et des bons conseils qu’on n’a cessé de lui donner depuis sa plus tendre jeunesse jusqu’à présent ; Cependant lorsque nous étions dans la plus grande sécurité sur la bonne conduite de la requérante, il est aujourd’hui reconnu qu’elle a eu des intrigues secrettes d’amour par correspondance et des entrevues dans des maisons de rendez-vous avec un homme que nous n’avons jamais vu ; ni connu ; ni parlé directement ou indirectement et que c’est par l’effet de ces intrigues clandestines que la faiblesse du sexe de la requérante l’a fait succomber aux vives sollicitations de son séducteur, en consentant qu’il l’enlève nuitament de la maison paternelle lorsque nous étions dans le plus profon sommel dans la nuit du Samedy vingt quatre au dimanche vingt cinq avril dernier, une voiture …. A chargé la personne et toutes ses hardes et une infinité d’autres effets pris dans la Maison paternelle ; nous ignorons encore le lieu du dépôt det nous ne cherchons pas à le connaître ; les choses en sont venues à un tel point qu’il est nécessaire de tirer le rideau sur ce qui s’est passé entre les deux amants avant et jusque et compris le jour de l’enlevement susdaté ; il faut encore bien se taire de même sur les suites ; l’auteur de la séduction et de l’enlevement clandestine que nous ne connaissons pas et que nous n’avons jamais vu ni connu et que nous ne désirons pas voir ni connaitre, s’il a des sentiments d’honneur doit sentir qu’il les a entièrement méconnus dans la conduite qu’il a tenu à notre égard et que rien ne peut l’en excuser. C’est dans les circonstances ci-dessus analisée que la requérante se présente pour obtenir notre consentement au mariage qu’elle se propose de contracter avec celui qui l’a enlevé ; La circonstance est fort épineuse, mais comme le mal parrait être sans remede, que les conseils paternels ne sont plus d’aucune utilité et que d’ailleurs il est urgent d’arrêter autant que possible le cours du scandale public que cette malheureuse affaire a occasionnée.

C’est pourquoi ledit Sieur Joseph COLLIGNON et son épouse déclarent donner leur consentement pur et simple par les présentes au mariage que la requérante se propose de contracter et pour lequel  la présente sommation est faite la dispensant de nouvelles sommations et sans qu’il soit besoin dans aucun cas d’un nouveau consentement : celui-ci étant définitif et pourra être annexé à l’acte civil du mariage projetté ; Sans qu’il soit besoin que ledit Sieur COLLIGNON et son épouse père et mère soient présent à cette cérémonie pour y donner un nouveau consentement. De tout quoi la dite Demoiselle COLLIGNON requérante a requis acte, ce que nous luis avons octroyé ; lequel a été fait en double minute dont une est restée pour copie auxdit Sieur Et Dame COLLIGNON père et mère ; et l’autre audit Me DUMONT pour faire partie de ses minutes.

Mandons et ordonnons à tous huissiers sur ce requis de mettre ce présentes à exécutions ; à nos procureurs généraux et à nos procureurs près les Tribunaux de première instance d’y tenir la main à tous commandant et officiers de la force publique de preter main forte lorsqu’ils en seront légalement requis. En foi de quoi nous avons fait sceler ces présentes qui furent faite et passées  à Ville Issey au domicile de Mr COLLIGNON père ; Cejourd’hui premier mai mil huit cent dix neuf, sur les deux heures de l’après midy en présence des Sieurs Jean BARROIS Chevalier de la Légion d’honneur et François Remy MARTIN  tisserand résidant audit Ville Issey témoin connu et requis soussignés avec ladite Demoiselle requérante le Sieur  son père ; la Dame sa mère, et moi Notaire après lecture faite de tout signé

J COLLIGNON ; Anne Marie BARROIS ; Anne Marie COLLIGNON ; BARROIS ; J R MARTIN ; et DUMONT ce dernier Notaire

Enregistré à Commercy le premier mai mil huit cent dix neuf  f…… reçu un franc et dix centimes pour …

Signé DELAFORGE

Pour grosse à Melle COLLIGNON

DUMONT

Paraphé par nous Maire Officier de l’état civil de la Commune d’Euville ainsi que des parties à Euville le douze mai mil huit cent dix neuf

Joseph MOCHEE

Anne Marie COLLIGNON

HENRY

Du 1er Mai 1819

SOMMATION respectueuse par Demoiselle Anne Marie COLLIGNON majeure

Au Sieur Joseph COLLIGNON et son épouse ses père et mère »

Anne Marie COLLIGNON est majeure, elle a plus de vingt et un an. Malgré cela, ses parents n’assistant pas au mariage ils ne peuvent y consentir dans l’acte de mariage. Pour que le mariage puisse être célébré, elle doit,  à cette époque faire des sommations respectueuses.

L’acte est rédigé devant Notaire.

Le mariage figure dans les registres d’Euville le 12 mai 1819.

Quelques sites à consulter sur le sujet :

GENEAFRANCE

Le site en cours de réalisation de JP MASSELIN qui consacre une page à la majorité matrimoniale en France

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