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Hiver 1709 – 1710 – Jean Huon Curé de Varennes

23 avril 2010

Les hivers 1693 – 1694 et 1709 – 1710 ont été rudes. Les registres paroissiaux en apportent le témoignage.

Thierry SABOT nous évoque ces hivers sur son site Histoire-Généalogie.

 Michèle S  a découvert dans les registres Paroissiaux de Varennes période 1711 – 1739 page 7 et 8, le récit de Jean Huon Curé de la paroisse. Il fait mention de catastrophes naturelles qui s’abattirent sur la région à cette époque.

Nous avons essayé d’en faire la transcription.

«  Le commencement du 18è siècle est (fut) remarquable non seulement pour les guerres cruelles et opiniâtres qui se sont allumées par toute l’Europe sans qu’il y ait apparence qu’elles se doivent s’éteindre sitôt, mais aussi pour d’autres évènements extraordinaires et qu’on a cru devoir confier à la postérité.

 Le premier fut en 1709 causa qua…. ….une playe qui dura jusqu’………
Vers dix heures du soir du 5 janvier, veille des Rois, il survint tout à coup un froid si grand qui dura environ trois semaines, que tout leur froment furent gelés, leurs vignes furent si mal traitées qu’on ne fit dans l’automne aucune vendange, la plupart des arbres fruitiers moururent aussi bien que quantité d’autres.
Ce froid reprit encore dans le mois de février et dans le mois de mars. L’avoine et l’orge furent la nourriture de la plupart des hommes dans cette année, et on vit alors ceux qui avaient faim, manger le pain de froment de leur pourceaux. Les années précédentes furent eux-mêmes contraints de vivre d’avoine et d’orge  qui sont la nourriture ordre (ordinaire) de ces animaux. Le second évènement fut en  1710 il engendra vu la grande quantité de souris et de rats dans toutes les campagnes, terres et prés quelles en furent remplis gagnant les prairies et le sol ensemencés.  Le troisième évènement fut l’inondation de la ville basse de Varennes qui commença vers le midy du mardy 17è de février mille sept cent onze, veille des Cendres, premier jour de Carême et dura jusque vers les sept heures du soir .Les eaux se .pleuvèrent ? de telle sorte qu’elle entrèrent dans l’église paroissiale  et montèrent jusqu’au Pardon  (cloche ?) qui est au-dessus du choeur  de sorte qu’on remarque que cette inondation fut plus haute de
quinze pouces que celle qui survint en l’année mil six cent cinquante huit, il n’y eut que la maison de Mr le curé et leurs deux voisines  dans lesquelles  l’eau n’entra que dans la cour et celliers. L’église et la maison des ……….. …….. …Cordeliers. souffrirent beaucoup de cette accident. en  foy de quoy nous Curé Vicaire et régent des Eglises avons signé ce jourd’hui vingt et un février mil sept cent onze

Jean Huon Curé , Boitieux, Miliet Vicaire de Varennes,  Hilaire Brion Chantre et régent de l’Eglise »


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