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Origine du nom Prat-Douané – le nom de maison

21 mars 2011

 

Un récent contact avec un nouveau cousin m’amène à un constat, je n’ai jamais évoqué une des raisons qui m’a amenée à m’intéresser à la généalogie : 

 L’origine de mon nom.

Et pourtant, c’est bien cela qui m’a donné le virus de la généalogie. Je vais donc réparer cet oubli en vous résumant le parcours laborieux pour savoir pourquoi mon nom de jeune fille était un nom composé. Mon père et mon oncle avaient pourtant bien répondu à mes questions : « c’est le nom de la maison ». Je voulais en avoir la certitude.

Mon grand père Jean-Baptiste  PRAT-DOUANE est né à Bordes (Pyrénées Atlantiques) le 24 juin 1888. Il y avait donc un intérêt essentiel à retracer l’histoire de la maison familiale.

 Observations sur les actes d’état civil :

Tout d’abord le nom de famille est PRAT auquel a été joint dans les années 1818/1831 le nom de la maison familiale « DOUANE ».

PRAT Pierre petit fils deuxième né mariage 14021810

PRAT Pierre petit fils deuxième né mariage 14021810

PRAT Bertrand naissance 12071811

PRAT Bertrand naissance 12071811

 

PRAT dit DOANNE Bertrand mariage 22041833

PRAT dit DOANNE Bertrand mariage 22041833

Cette tradition est fréquente en Béarn.

  La maison béarnaise
Comme  «  l’etxe », la maison basque, la « case » béarnaise fonde l’identité de la famille et sa continuité à travers le temps. La « case » était donc le facteur déterminant de la hiérarchie sociale transmise avec l’ensemble des terres à l’aîné. La maison béarnaise est construite avec des galets du gave gris dans le mortier. Les toits sont recouverts de tuiles plates ou plus fréquemment d’ardoises. L’une des principales caractéristiques de la maison béarnaise est justement sa toiture dont la pente peut atteindre 50°, et parfois même plus.

 Recherches aux hypothèques :

Situation   de la maison 12 rue de Lourdes à Bordes.

Jean Baptiste était le dernier d’une famille de 7 enfants. Après le décès de ses parents, la maison est revenue au fils aîné Bertrand.

Retrouver la trace de cette maison n’est pas aisé.

Dans un premier temps n’ayant aucune date précise, j’ai écrit au bureau des  hypothèques qui centralise les mutations d’immeubles. J’ai demandé une fiche personnelle imprimé n°3230   du chef de Jean Baptiste et de son frère Bertrand au bureau d’hypothèques du lieu de leurs naissances ( 2ème  hypothèques de Pau). Pour cette formalité il suffit de connaître uniquement les dates et lieux de naissances.  On peut limiter la demande à la date de décès des parents.

Le résultat est un peu décevant. Cette fiche ne révèle aucune formalité du chef de Jean Baptiste. Par contre une vente par  Bertrand en 1928 avec les références de publication au bureau des hypothèques volume 179 numéro 39.

Dans un second temps j’ai demandé une copie de l’acte au bureau d’hypothèques  compétent, le centre régional des hypothèques à Muret 31.

Les inscriptions et transcriptions hypothécaires de moins de 100 ans, sont conservées pour les moins de 30 ans dans les bureaux de conservation des hypothèques de Pau et Bayonne, et pour les plus de 30 ans au Centre régional des hypothèques (159 route de Toulouse – 31600 – Muret).

La  vente par Bertrand PRAT-DOUANE ne concerne qu’une parcelle de terrain. Déception, l’acte ne concerne pas la maison. Par contre il évoque l’origine de propriété du terrain. Ce terrain est revenu à Bertrand par suite du partage à la suite des décès de ses parents et de son frère mort pour la France en 1916.

L’acte de partage a été reçu par Maître Gérard BAILACQ notaire à Nay en1927. 

Sur l’annuaire pas de notaire à Nay. La recherche donne une étude à Bourdettes.

Demande à cette étude d’une copie du partage.

Cet acte ne me donne pas l’origine de la maison,  mais me permet de continuer à reconstituer une partie de l’histoire familiale. L’acte de partage me confirme les renseignements déjà recueillis sur l’état civil, le contrat de mariage établi lors de l’union des parents de Jean Baptiste  en 1872, les dispositions  testamentaires de Jean PRAT-DOUANE en faveur de son épouse en 1904 (legs de l’usufruit  de la moitié de tous ses biens), les dispositions en faveur de Bertrand le fils aîné lors de son contrat de mariage en 1907 (donation  par préciput et hors part du quart de tous les biens meubles et immeubles),  et en faveur de Madeleine, la fille aînée par contrat de mariage en 1909 (donation en avancement d’hoirie  d’un trousseau et ameublement y détaillé estimé à 500 francs et d’une somme de 2500 francs).

La masse des biens à partager m’énonce le patrimoine mobilier et immobilier des époux. Il est surprenant de voir que la paire de bœufs est évaluée 6000 francs, alors qu’aucun autre bien, notamment les terres et la maison  ne sont évalués.

Au sujet de la maison, origine de mes recherches, il est dit :

Un enclos situé à Bordes appelé « DOUANE » composé de maison d’habitation, grange, volières, loges à cochons, autres constructions et terres en nature de sol, cour, jardin et verger figurant au plan cadastral de la dite commune sous les numéros 31, 32, 33 de la section B pour une contenance de seize ares 38 centiares.

Recherches sur le cadastre :

Avec les références cadastrales, il est facile de situer exactement la maison. Les archives départementales des Pyrénées Atlantiques ont mis en ligne depuis longtemps le Cadastre Napoléonien. Un outil très pratique.

Plan cadastral du village   :

Section B, dite du Village. Feuille n° 1. Parcelles n° 1-316

Avec google maps très facile de retrouver la maison.

Aide des Archives départementales :

 En 2005, courrier aux archives départementales, précisant ma recherche et demandant de retrouver la trace des anciens propriétaires dans les matrices cadastrales. 

 En retour  les archives me communiquent :

– l’extrait du registre du cadastre de la commune de Bordes : Bertrand Prat-Douané puis Jean Prat-Douané en 1891 sont propriétaires des sections B31-32-33 portant le nom de Douané.

– les actes d’état civil déjà cités.

La réponse confirme les dires de mon père et de mon oncle.

« Le nom d’origine apparaît comme être PRAT puis PRAT  PETIT pour mentionner le fait qu’il ne s’agissait pas du fils Aîné, nom qui s’est changé en PRAT dit DOANNE précisant le nom de la maison de la famille. Le cadastre de 1891 a transformé le nom de DOANNE en DOUANE d’où le nom de DOUANE aujourd’hui ».

Sur le cadastre actuel on peut situer la maison.

planCadastralNormalise

 Je suis satisfaite.

Merci à Michel SAUVEE qui m’a conseillée à l’époque et au Services des Archives départementales pour leur aide.

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