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La forge de Montblainville – plaques d’égouts – regards de chaussée

7 mars 2012

Internet permet de renouer avec des cousins que l’on n’aurait jamais osé contacter. Une occasion de rassembler nos souvenirs, de reconstituer l’histoire familiale.

Dernièrement j’ai été ravie de faire la connaissance de Claude PINHEIRO, le fils de Georgette une cousine de maman.

Natif de Montblainville, il s’intéresse à l’histoire du village. Nous avons très rapidement renoué les liens familiaux.

Voyant mon intérêt pour tout ce qui concerne Montblainville, il a eu la gentillesse de me transmettre les photos d’un objet que je ne pensais jamais trouver : une plaque de fonte avec l’inscription « Montblainville ». N’hésitez pas à cliquer pour agrandir les images !

PLAQUE CANIVEAU MONTBLAINVILLE 2

PLAQUE CANIVEAU MONTBLAINVILLE - PHOTOS Claude PINHEIRO

PLAQUE CANIVEAU MONTBLAINVILLE

PLAQUE CANIVEAU MONTBLAINVILLE - PHOTOS Claude PINHEIRO

Il a découvert, dans une rue de Verdun, cette plaque qui sert à évacuer l’eau de pluie provenant du toit vers le caniveau . Elle a du être fabriquée dans les forges de Montblainville, très actives jusqu’à la fin du XIXème siècle.

BREF RETOUR SUR L’HISTOIRE DES FORGES :

On trouve  trace des forges de Montblainville, dès 1570 dans les archives de la bibliothèque Condé à Chantilly. Plusieurs pièces permettent d’établir qu’au 18ème siècle, elle a été l’une des usines les plus importantes du département de la Meuse. On y fabriquait  principalement des pièces de charrues vendues dans la Meuse, l’Aisne, les Ardennes, la Marne, l’Oise et la Seine. On y produisait aussi du matériel et des munitions pour l’armée.

Un devis a également été établi en 1705, en vue de la fabrication et de la fourniture de tuyaux de fonte de fer pour l’alimentation des fontaines du château de Meudon.

Mgr Ch. Aimond, l’historien auteur de « L’Enigme de Varennes » indiquait qu’au soir du 21 juin 1791, lors de l’arrestation de louis XVI, la municipalité avait fait sortir d’antiques canons en fonte qui lui appartenaient, et que ce matériel était fabriqué à la forge voisine de Montblainville.

En 1793 et 1794, elles étaient la principale usine de guerre du pays. Placée sous la surveillance de la Garde nationale, on y fabriquait, pour l’armée, des boulets de canon qui étaient transportés à Strasbourg par des voitures régulièrement réquisitionnées.

Les « Annales de la propriété industrielle Artistique et Littéraire » J- PATAILLE Avocat à la Cour Impériale de Paris (source Gallica)   permettent d’établir qu’en 1865 on y fabriquait également des chasse-roues.

Suivant un jugement du tribunal de la Seine du 2 juin 1865, un procès est intenté par Mr PIGIS marchand de fer et de fonte à Paris contre GERARD Maître de forges à Montblainville, et Mrs TABAROT et ROZIER. Suite à une commande de ces derniers, le Maître de Forges de Montblainville est accusé d’avoir contre moulé des chasse-roues identiques au modèle dessiné par Mr VERNIER sculpteur pour le compte de Mr PIGIS.

En 1934  les forges sont devenues le « château de la forge ». Elles ne sont plus considérées comme usine. Maître EVRARD, Notaire à Varennes en Argonne, à la requête du Crédit Foncier de France, procède à la mise en vente après saisie du « château de la forge ». Il est propriété  de César GELOSO pianiste et compositeur de renom.

LES PLAQUES D’EGOUTS OU REGARDS DE CHAUSSEE :

En cherchant le terme approprié pour désigner les plaques découvertes par Claude, je me suis aperçue que le sujet était vaste. Qu’il en existait partout et qu’elles pouvaient être de véritables objets d’art. Un patrimoine familier qui passe souvent inaperçu et qui devrait être protégé (s’il ne l’est pas).

Deux sites à découvrir :

Regards de chaussée

Traque aux plaques

Dorénavant promenez-vous avec votre appareil photo et regardez où vous mettez les pieds. Cela vaut la peine !

Un grand merci à Claude.

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4 commentaires leave one →
  1. caroline permalink
    8 avril 2012 17 h 12 min

    j’ai toujours dit qu’il fallait regarder où on mettait les pieds…!!! ;))) j’aime ces articles au gré de tes trouvailles, cela nous apprend toujours quelque chose. à bientot pour le prochain…

    • 9 avril 2012 7 h 12 min

      Merci d’être toujours une aussi fidèle lectrice. Tu as bien retenu la leçon, il faut faire attention où l’on met les pieds, on marche sur des oeuvres d’art qui ont traversé le temps en restant inaperçues.

  2. Echo permalink
    15 août 2012 20 h 34 min

    Les forges de Montblainville, au siècle de Louis XIV et sous la direction de Gérard Coulon, ont coulé des kilomètres de tuyaux de fonte pour les jardins de Versailles. Certains d’entre eux sont d’ailleurs toujours en service aujourd’hui pour faire fonctionner les Grandes eaux.
    (Voir : Jules GUIFFREY, Comptes des bâtiments du roi sous le règne de Louis XIV)
    (PS : J’ai plein de doc et de photos à ce sujet 😉

    • 15 août 2012 21 h 20 min

      Aux archives de la bibliothèque Condé au chateau de Chantilly, on trouve un devis pour les fontaines du Chateau de Meudon. Jusqu’à présent je n’ai rien vu concernant le chateau de Versailles. Je vous contacte directement. Cordialement Michèle

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