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Les Noëls Lorrains d’autrefois – La crèche de Montblainville en 1937

24 décembre 2014

Petit à petit les traditions disparaissent. En 1937 à Montblainville, il aurait été inconcevable que le village n’ait pas sa crèche pour célébrer la naissance de l’enfant Jésus.

La crèche de Montblainville en 1937 - collection Nicole Gérodel

La crèche de Montblainville en 1937 – collection Nicole Gérodel

Selon, Jean Morette dans « La Lorraine de dans le temps »

La veillée de Noël était la plus longue de l’année. Nos gens mangeaient des noix, des gaufres en buvant du vin blanc. Personne ne travaillait cette nuit là. On racontait des fiauves[1] et jouait à des jeux très anciens.

Il énumère quelques unes des coutumes aujourd’hui dépassées :

  • Puis toute la maisonnée partait à la messe de minuit. Dans l’âtre brûlait la bûche. Au retour de l’église, on partageait un frugal réveillon avant de regagner son lit.
  • Les parrains et les marraines offraient à leurs filleuls, garçons ou filles, des gâteaux en forme de poupée.
  • Le lendemain, les brandons consumés[2] et froids étaient déposés sous le lit du maître afin de préserver la maison de l’incendie et de la foudre.
  • Pendant la veillée on chantait de Noëls, on racontait des histoires  et des contes tout en mangeant du gâteau et des noix et en buvant du vin.
  • Et on prétendait que, durant une heure, les arbres fruitiers se couvraient de fleurs malgré la nuit, malgré le froid.
  • Les  cendres étaient éparpillées dans le jardin. Elles assuraient de belles récoltes et éloigneraient la vermine.
  • De Noël au jour des Rois, les filles ne devaient pas filer sans quoi le bétail tombait malade.
  • Dans le pays de la Seille[3], les hommes plaçaient douze grains de blé dans une poêle chaude. Les grains qui représentaient les douze mois de l’année sautaient soit devant, soit derrière et désignaient ainsi le meilleur mois pour vendre la récolte.
  • La veille de Noël la mère procédait au nettoyage de la maison et aux préparatifs pour la veillée du soir et la fête du lendemain.
  • Elle pétrissait la pâte, enfournait les gâteaux, ornait la cuisine et la cheminée de guirlande de lierre.
  • La bûche un tronc de noyer décoré de lierre, était déposée dans l’âtre par le père de famille qui la bénissait en l’aspergeant d’eau bénite ou de vin.
  • Avant de partir à l’office le vigneron remplissait un verre de vin jusqu’au bord . Si à son retour le vin avait débordé les vendanges prochaines s’annonçaient bonnes.
  • Puis le moment venu, toute la famille se rendait à la messe de minuit.
  • Pendant la messe, aux douze coups de minuit, les animaux de la ferme se mettaient à parler.
  • En rentrant de l’office, la jeune fille désireuse de se marier allait frapper trois coups à la porte du poulailler. Si le coq se faisait entendre son vœu se réalisait dans l’année.
  • Le maître se rendait à l’écurie et distribuait à chaque cheval un picotin d’avoine et une botte de foin à chacune des vaches.
  • La famille réunie commençait à réveillonner. On mangeait de la viande de porc, du boudin, le tout arrosé du meilleur vin.

[1] histoires qui relatent le caractère insolite d’un événement, et qui se transmettent de génération en génération
[2] Braises
[3] en Moselle

Aujourd’hui c’est surtout la dernière qui perdure.

Bon Noël à tous.

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One Comment leave one →
  1. 25 décembre 2014 14 h 09 min

    Merci de nous parler de ces traditions qui se perdent dans la nuit des temps. Bon Noel !

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