Sauter au contenu

GELOSO César au Chateau de la forge – Montblainville

14 janvier 2012

Je reviens aujourd’hui sur le château de la forge à Montblainville.

Jusqu’à présent je n’ai pu, faute de documents, aborder la période du XXème siècle , dans mes articles sur les forges et usines métallurgiques en Argonne.

Un article du bulletin meusien de juin 1934, m’en donne aujourd’hui l’occasion.

Le 17 juillet 1934 Maître EVRARD, Notaire à Varennes en Argonne, à la requête du Crédit Foncier de France, procédait à la mise en vente  après saisie du « château de la forge ».

Qui était le propriétaire saisi ?

Je suis très étonnée de lire que César Déogracias Raymond GELOSO  avait été  propriétaire de la maison de Maître de l’ancienne forge.

CHATEAU DE L ANCIENNE FORGE

Pianiste, Chevalier de la Légion d’honneur, Il a dirigé le Conservatoire de Versailles, et a été un compositeur de renom.

L’avis de mise en adjudication le dit demeurant à Bonneville sur Touques (Calvados) après avoir demeuré au Chesnay (Yvelines).

Il comprend la désignation à l’époque du Château de la Forge :

-          Premier lot : Une propriété d’agrément, dite « Château de la Forge », sise commune de Montblainville, comprenant :

a)      Bâtiment principal à usage d’habitation

b)      Un autre bâtiment pour, cour derrière et devant les bâtiments, parc à la suite paraissant cadastrés section A, n. 918 à 921 inclus, 922 p, 931p, 1473, le tout d’une contenance de 1ha 79a 20ca.

Mise à prix : Trois mille frs

-          Deuxième lot : Une parcelle de prairie attenante au parc et dans laquelle se trouve une source d’une contenance de 47 ares 20 centiares, paraissant cadastrée section A, n 1482p.

Mise à prix : Cinq cents frs.

Une recherche sur le site  de la BNF m’a permis de retrouver son portrait.

Après Giulia GRISI  cantatrice Italienne qui a habité à Chehery (Ardennes), un autre musicien  celui-ci d’origine Espagnole a séjourné en Argonne.

Epidémie de Choléra à Montblainville et dans la Meuse 1849

29 décembre 2011

Je reviendrais en cette fin d’année sur Louis Hyacinthe MABILLE. Je m’interroge toujours sur ce qui a pu le mener de Montblainville jusqu’à l’Île du Pin  où il a été déporté pour avoir participé aux évènements de la Commune de Paris. La vie a été certainement, pour lui une avalanche de malheurs.  La perte de trois enfants en bas âge ? Je ne pense pas, c’était courant à l’époque. J’ai essayé de retracer ses déplacements pour en savoir plus.

Né à Montblainville il s’y marie,  à cette époque il est commis roulant dans une maison de commerce. Ses enfants sauf la dernière de ses filles (née en 1851) sont nés à Varennes où il est marchand épicier.

Son frère Charles Symphor est brasseur à Malancourt. En janvier 1849 on publie les bans de son mariage avec Judith LAURENT. Pas de trace de mariage, il  est décédé, célibataire,  en Août 1849 chez Louis Hyacinthe à Varennes, à l’âge de 25 ans. L’acte de décès ne donne pas d’indication sur le motif de ce décès.

J’ai recherché dans les journaux de l’époque  la raison du décès de Charles Symphor. A-t-il eu un accident ? Plusieurs articles de l’écho de l’est évoquaient en 1849, une épidémie de choléra.

Il y a déjà quelques années au cours de mes recherches sur la famille LALOUETTE avec Michèle S, notre attention avait déjà été attirée par les décès d’un couple et d’une de leurs filles  en 1849.  Les décès  avaient été constatés dans un hôpital temporaire, ce qui laissait supposer qu’ils avaient été victimes de l’épidémie de choléra qui sévissait à Chalons sur Marne cette année là.

A l’aide de l’état civil en ligne sur le site des archives départementales (cantons de Clermont, de Montfaucon et Varennes), et d’ouvrages mis en ligne sur Gallica, j’ai cherché des informations complémentaires sur l’épidémie dans la Meuse.

Les tables de décennales sont très parlantes. Les communes les plus touchées sont  :

Pour le canton de Varennes, Avocourt, Boureuilles, Charpentry, Cheppy, Lachalade, Montblainville, et Very.

Dans le canton de Montfaucon, Romagne sous Montfaucon et Sivry sur Meuse. Une augmentation également des décès à Bantheville, Cunel, Epinonville, Montfaucon.

Dans celui de Clermont, Brabant en Argonne, Clermont en Argonne, Froidos, Futeau, Les Islettes, Rarécourt .

Communes canton de Varennes en Argonne 1848 1849 1850
Avocourt 24 52 18
Baulny  6 24  5
Boureuilles 17 56 20
Charpentry  1 24  0
Cheppy  8 43 14
Esnes   en Argonne 18 12 22
Lachalade 10 73 11
Malancourt 36 33 29
Montblainville 13 93 11
Varennes   en Argonne 41 56 27
Vauquois  4  8  4
Very 10 49 11
Communes canton de Montfaucon 1848 1849 1850
Bantheville 13 36  9
Brabant   sur Meuse  5  8  6
Cierges   sur Meuse  6  5  4
Consenvoye 20  9 17
Cuisy 20  9 18
Cunel  3 22  2
Dannevoux 19 17 23
Epinonville  6 15  1
Forges   sur Meuse 20 19 16
Gercourt   Drillancourt 20 14 10
Gesnes   en Argonne 3 13 10
Montfaucon 23 37 21
Nantillois  3  5  6
Regnéville   sur Meuse  7  7  2
Romagne   sous Montfaucon 18 78  6
Septsarges  5 12  7
Sivry   sur Meuse 16 64 15
Communes canton de Clermont en Argonne 1848 1849 1850
Aubréville 29 29 18
Brabant en Argonne  4 18  5
Brocourt en Argonne  1  4  6
Le Claon  7 3  1
Clermont en Argonne 40 107 19
Dombasle en Argonne 11 10  5
Froidos  8 16  7
Futeau 18 57 18
Les Islettes 16 88 19
Jouy devant Dombasle  8  9  4
Le Neufour  2  4  4
Neuvilly en Argonne  9 18 19
Rarécourt 17 82 18
Récicourt 12 18 23

Dans Gallica les traités de M. MADIN, Médecin des épidémies de l’arrondissement de Verdun « considérations sur la nature et le traitement du choléra et de la suette » (1850 – 1851 – 1854) une notice statistique sur la propagation de l’épidémie dans l’arrondissement de Verdun.

Tableau des communes envahies-Source Gallica

Tableau des communes envahies-Source Gallica

900 victimes dans l’arrondissement de Verdun. La mortalité dans les cantons de Clermont et de Varennes a été considérable.

Le 21 août 1849 l’adjoint au  Maire de Montblainville, Mr MALOT, remercie ceux qui par leur dévouement ont aidé à combattre l’épidémie :

ECHO DE L EST JANVIER  1849 VUE 23 55 Archives départementales de la Meuse

ECHO DE L EST JANVIER 1849 VUE 23 55 Archives départementales de la Meuse

transcription :

ECHO DE L’EST JANVIER 1849 vue 23/55 achives départementales de la Meuse

Correspondance

Montblainville, le 17 août 1849

Le maire de la commune de Montblainville à Monsieur le Rédacteur de l’Echo de l’Est.

Monsieur le Rédacteur,

Depuis que le choléra sévit dans notre commune avec une si terrible intensité, nous avons été témoins d’actes de dévoûment si sublimes, que nous nous trouverions   coupables de la plus noire ingratitude, si nous ne donnions à leurs auteurs un témoignage public et  éclatant de notre reconnaissance. A notre digne pasteur, qui a failli succomber victime de son décoûment, ont  succédé MM. Thirion, curé de Cheppy, et Salmon, curé de Maucourt, qui, jour et nuit, ont donné aux malades de Montblainville et de Baulny non seulement les secours spirituels, mais encore les secours temporels en leur pouvoir. Maintenant le ministère de consolation et de soulagement est dignement continué par M. Didelot, prêtre de Benoite-Vaux , envoyé ici par monseigneur l’évêque de Verdun.

Que dire aussi de ces bonnes sœurs arrivées ici comme des anges de consolation. Que de misères secourues ! Que de souffrances adoucies ! Jour et nuit elles affrontent tous les dangers pour consoler et soulager les malades. Devant tant de vertus, devant un si grand devoûment , on se tait et on admire.

Nous devons encore des éloges bien mérités au zèle de M. Canneaux-Camus et du jeune docteur XXX, de Varennes, qui à toute heure et toujours, ont prodigué aux malades les secours de leur art.

Veuillez, Monsieur le Rédacteur, ouvrir à cette lettre les colonnes de votre estimable journal, et qu’elle soit  un témoignage éclatant de reconnaissance rendu au dévoûment et à l’héroïsme de la charité chrétienne.

Agréer, Monsieur le Rédacteur, l’expression sincère de mes sentiments  affectueux :

Pour le Maire : l’Adjoint , MALOT

Compte tenu de son âge et du fait que Charles  Symphor MABILLE projetais de se marier, il est fort probable qu’il ait fait partie des victimes de l’épidémie.

Je n’en sais toujours pas plus sur les raisons qui ont conduit Louis Hyacinthe MABILLE à Paris. Certainement la quête de travail et l’espoir d’une vie meilleure,  je vais poursuivre mon enquête.

La propriété industrielle à MONTBLAINVILLE, CHEHERY et CHARENTON

1 décembre 2011

La propriété industrielle a pour objet la protection et la valorisation des inventions, des innovations et des créations.

Les droits de propriété industrielle s’acquièrent en principe par un dépôt (pour le brevet, le dessin et modèle ou la marque, par exemple), parfois par l’usage (pour les noms commerciaux ou l’enseigne).

AUX FORGES DE  MONTBLAINVILLE

A Montlainville, les Maîtres de forges ont été confrontés  au droit de propriété industrielle.

PREMIERE AFFAIRE (source Gallica– « Annales de la propriété industrielle Artistique et Littéraire » J- PATAILLE Avocat à la Cour Impériale de Paris) :

Jugement du tribunal de la Seine du 2 juin 1865. Un procès est intenté par Mr PIGIS marchand de fer et de fonte à Paris contre GERARD Maître de forges à Montblainville, et Mrs TABAROT et ROZIER.

Suite à une commande de ces derniers, le Maître de Forges de Montblainville est accusé d’avoir contre moulé  des chasse-roues  identiques au modèle dessiné par Mr VERNIER sculpteur pour le compte de Mr PIGIS.

Mr GERARD  assignera en garantie, Mrs TABAROT et ROZIER  sur les ordres desquels il avait agi.

Mr PIGIS est déclaré,  fondé à demander la saisie et la destruction de tous les modèles fondus sur le surmoulage de son modèle.

TABAROT, ROZIER et GERARD sont conjointement et solidairement condamnés à payer à PIGIS, la somme de 1000 francs à  titre de dommages-intérêts.

Le site de l’INPI (Institut National de la propriété Industrielle) me permettra d’évoquer une deuxième affaire à MONTBLAINVILLE, une à CHEHERY (Ardennes) et une autre à CHARENTON LE PONT (Val de Marne)

DEUXIEME AFFAIRE (source INPI) :

Le 2 mai 1843 Jean Baptiste Hilaire Thomas Bifth BIGAULT BELLEVUE, dépose une requête à l’effet d’obtenir un brevet d’invention de 10 ans pour un procédé de fabrication du fer.

A l’appui de sa demande un mémoire décrit les différentes opérations.

 A CHEHERY (source INPI):

Le 2 mai 1839, Auguste DUPONT et Adolphe DREYFUS, locataires de la forge de CHEHERY, et Maitres de forges à l’origine de la maison Fould-Dupont déposeront  pour 15 ans un brevet d’importation d’un système de torréfaction du bois dans les forêts. A la demande est joint le détail du système de torréfaction, plans à l’appui.

La maison FOULD- DUPONT obtiendra un grand prix lors de l’exposition universelle de 1889 pour la fourniture des matériaux des différents palais et la totalité de la Tour Eiffel, ainsi qu’une médaille d’or pour les phosphates de chaux exploités dans ses établissements des Ardennes.

 A CHARENTON LE PONT :

J’ai été très surprise en découvrant un brevet concernant des forges à Charenton le Pont. J’y ai passé de nombreuses années, j’ai consulté des ouvrages sur l’histoire de la commune et jusqu’à présent je n’avais pas relevé la présence de forges.

Le 16 août 1837, Charles HAMOND propriétaire des forges dépose un brevet pour un procédé servant à la fabrication des roues de wagons.  La même année, le 10 novembre,  Gabriel LAMBRY  effectue la même démarche en vue d’obtenir un brevet pour l’invention d’une machine propre à la fabrication de tuyaux de plomb.

Dans le chapitre l’artisanat et l’industrie de l’ouvrage « Charenton-le-Pont – Une histoire en trois temps »,  Marie Françoise LABORDE, consacre un paragraphe aux forges. Après le départ en 1828 au Creusot de Aaron MANBY et Daniel WILSON, les deux métallurgistes Anglais  à l’origine de la création de l’usine,  Charles HAMOND métallurgiste lui aussi anglais remet en activité la fonderie en 1837. Elle ferme en 1848,  date à laquelle les bâtiments industriels sont démolis ainsi que l’ancien couvent des Carmes, pour la construction de la ligne de chemin de fer. On distingue la cheminée de la forge sur cette ancienne carte postale. (Merci à Hélène de m’avoir signalé cette source).

CONFLUENT DE LA SEINE ET MARNE PRES DE CHARENTON - "CHARENTON LE PONT - UNE HISTOIRE EN TROIS TEMPS"

CONFLUENT DE LA SEINE ET MARNE PRES DE CHARENTON - "CHARENTON LE PONT - UNE HISTOIRE EN TROIS TEMPS"

 

Base 1914 -1918 ajout liste complète des victimes civiles – Archives Nationales F23 6

21 novembre 2011

La totalité des victimes inscrites dans les 12  listes du dossier  des archives nationales cote F23/6 ont été ajoutées dans la base.

Les listes étaient déjà disponibles sur ce blog à la page des victimes civiles.  Le regroupement de ces données vous permettra j ‘espère de reconstituer plus facilement le parcours de vos ancêtres dans la grande guerre.

===>C’est ici<===

Base 1914 -1918 ajout 2 listes victimes civiles – Archives Nationales F23 6

11 novembre 2011

Ajout  dans la base 1914 – 1918 des deux premières listes de victimes civiles figurant aux archives nationales à la cote F23/6.

Ces listes étaient déjà disponibles sur ce blog à la page des victimes civiles.  Le regroupement de ces données vous permettra j ‘espère de reconstituer plus facilement le parcours de vos ancêtres dans la grande guerre.

===>C’est ici<===

Base 1914 – 1918 Ajout recherches Monument aux morts Montblainville

11 novembre 2011

Ajout  des recherches effectuées sur les victimes 1914 – 1918 inscrites sur le monument aux morts de Montblainville

===>C’est ici<===

Famille Auguste POILBLAN – Première guerre mondiale

7 novembre 2011

Plusieurs générations des familles de Montblainville ont été touchées pendant la première guerre mondiale.

Les habitants les plus âgés ont été déportés, leurs enfants et petits enfants ont été mobilisés.

On rencontre souvent sur trois générations des décès dus à ce conflit.

Chez les « DIDELON », Charles André, son fils Emile Nicolas ont été déportés à Grafenwohr, son petit -fils François Charles, soldat prisonnier en Bavière. Seul François Charles est revenu.

Les disparus dans la famille POILBLAN ont été nombreux comme en témoigne l’article du Bulletin Meusien du jeudi 10 décembre 1914.

Auguste POILBLAN le père âgé de 66 ans fait partie des déportés civils à Grafenwohr.

Le 10 décembre 1914, ses 7 fils sont au feu :

-  Gustave

-  Auguste qui fait partie du service spécial de patrouilleurs a été blessé en même temps que le sergent Maginot. Il est à l’hôpital de Saint Mandrier à Toulon.

-  Louis est au 19ème régiment de chasseurs à pied

-  Albert est caporal. Sergent au 135ème régiment d’infanterie, Il décèdera le 11 septembre 1918 suite à des blessures de guerre à Vendeuil Caply (Oise)

-  Julien est caporal.

-  Ernest et Henri sont caporaux. Ils seront blessés à Jubécourt près de Clermont en argonne le 6 septembre, repartiront au front dès les premiers jours    d’octobre. Ernest, décèdera le 2 octobre 1915 à Sainte Marie à Py (Marne). Henri, sergent au 165ème régiment d’infanterie, décédera à Hangard (Somme) le 12avril 1918.

Sur le monument aux morts de Montblainville sont gravés les noms de trois des fils d’Auguste, Albert,Ernest, Henri.

Auguste serait décédé en avril 1918 à Saint-Denis en région parisienne. Je n’ai pas encore vérifié cette information.

Je vous ai déjà parlé de l’effondrement du mur d’une maison en construction en 1923 lors de la reconstruction du village sur une baraque. Les deux victimes étaient l’épouse d’Auguste et une de ses filles. Son fils, qui porte le même prénom que lui, n’avait été que blessé.

L’annuaire de 1912 fait état de 367 habitants. En 1921, 189 habitants sont recensés !

La guerre, dans les villages meusiens a décimé les familles.

Dans quelques jours nous célébrerons l’armistice de la guerre 1914 – 1918,  et nous rendrons hommage à tous les disparus.

Il a fallu beaucoup de courage et de persévérance aux rescapés pour continuer à vivre après tous les deuils qu’ils ont subis.

Cérémonies “amicale des Anciens d’AFN” à Montblainville

26 octobre 2011

Dimanche avait lieu la cérémonie annuelle organisée par l’amicale des Anciens d’AFN de Varennes – Romagne – Montfaucon.

Chaque année les anciens d’AFN font un dépôt de gerbes sur les tombes des soldats morts durant les évènements d’Algérie,Maroc, Egypte dans les cantons de Varennes et Montfaucon. Ils ont honoré :

A Cierges la  tombe de Robert PAYOT décédé le 10 août 1957 à Ain – Sefra (Algérie)

A Cheppy les tombes d’Albert BERTHELEMY décédé le 5 novembre 1956 à Port-Saïd (Egypte) et de Claude Jean Marie PERIN décédé le 19 novembre 1952 au Vietnam

A Malancourt la tombe d’Alain LEFIN décédé le 22 septembre 1959 à Tenes (Algérie)

Et à Montblainville la tombe de Michel GERODEL décédé le 5 mars 1956 en Algérie.

Tombe Michel GERODEL

Dépôt de gerbe à Montblainville

La cérémonie s’est terminée par le dépôt de gerbes au monument aux morts de Montblainville, la remise de décorations d’anciens combattants, la passation de drapeau et un vin d’honneur offert par la municipalité.

Dépôt de gerbe au monument aux morts de Montblainville

Les sculpteurs des monuments aux morts ont utilisé des symboles différents pour exprimer l’héroïsme, le sacrifice militaire, civil, le patriotisme etc …

Celui de Montblainville est différent de ceux de la région. Il représente une femme et son enfant sur la tombe de son mari. Pourquoi ?

Les bulletins meusiens des 4 et 11 avril 1931 relatent l’inauguration de ce monument et la bénédiction par Mr l’Abbé DELAWOEVRE Doyen de Varennes sous la présidence de Mr Louis LEROY, Maire de la commune. Dans le premier article une description de l’époque :

« Le monument de Montblainville n’est pas une banalité en série ; c’est vraiment une œuvre d’art très expressive. Le sculpteur, artiste de mérite, a taillé, dans un imposant monolithe, une scène émouvante dont le champ de bataille a été souvent le témoin. Une femme se recueille devant le tertre où repose son époux et que domine la croix de bois symbolique ; elle serre contre elle, avec effusion, son enfant, l’orpheline, qu’elle promet d’élever dans la dignité et le travail, sans oublier celui qui est mort pour la France …. »

L’article du 11 avril précise que seule la bénédiction de la stèle a été effectuée et que l’inauguration officielle ainsi que celle des autres édifices publics a été remise à quelques mois.

Dans mes articles précédents, j’ai évoqué les victimes de Montblainville. Le sculpteur a exprimé l’état d’esprit des habitants à la fin du conflit. Beaucoup de femmes se sont retrouvées veuves, avec de jeunes enfants à élever. Elles ont travaillé durement pour le faire sans oublier leur époux.

Merci à Dominique LACORDE, le photographe, de nous avoir fait partager ses moments émouvants.

Louis Hyacinthe MABILLE l’île du Pin – le retour à Paris

12 octobre 2011

Suite de Louis Hyacinthe MABILLE de Saint Martin de Ré à  l’île du Pin.

Je n’ai bien sûr aucun document concernant le séjour de Louis Hyacinthe MABILLE à l’île du Pin, mais il est possible de se faire une  idée des conditions de détention à travers les nombreux témoignages des déportés qui sont revenus.

Les écrits :

Il a été embarqué sur l’Orne en compagnie d’Achille BALLIERE lui-même compagnon d’évasion des déportés simples  François JOURDE,  et Charles BASTIEN, et des déportés en enceinte fortifiée  Henri ROCHEFORT et Paschal GROUSSET.

Les souvenirs d’un membre de la Commune par François JOURDE racontent l’évasion.

Paschal GROUSSET et François JOURDE ont fait le récit de leurs détentions en Nouvelle Calédonie :

-         Paschal GROUSSET à la presqu’île Ducos,

-         François JOURDE à l’île des Pins.

Nombreux écrits également d’Henri ROCHEFORT, journaliste.

Beaucoup d’ouvrages sur le sujet, notamment La Commune vécue par Gaston Da Costa.

Quelques  sites :

Sur la commune

Les déportés de la commune

Un journal pour la commune 1871 – 2011

Le siège et la commune de Paris 1870 – 1871

La vie au bagne

Sur librActes une page sur les bagnards

Bagne de Nouvelle Calédonie

Ré la blanche

Une vidéo nous fait visiter Les vestiges du bagne.

Egalement une autre vidéo sur le Bagne en Nouvelle Calédonie

Des reconstitutions de vies de bagnards :

Colette l’Icaunaise nous fait partager les démêlés  avec la justice de Symphorien BOURDIER et  Magdeleine BRUZE et de leurs enfants “Mes ancêtres des hommes

Bernard GUINARD  nous emmène de Belleville à Nouméa avec Augustin LAMBRE

D’autres  livres  dont :

Lettres retenues « correspondances  censurées des déportés de la Commune en Nouvelle Calédonie » Virginie BUISSON -  Editions cherche midi

Le retour de Louis Hyacinthe MABILLE :

Le dossier de demande de grâce aux  archives nationales donne quelques éléments sur sa détention à l’île du pin. La  première demande de grâce de Louis Hyacinthe MABILLE le 19 juin 1872 avait été rejetée  le 10 septembre 1872.

Le 17 juillet 1876, Monsieur Raux Conseiller honoraire à la  cour d’appel transmet au Garde des sceaux et appuie :

-  La demande formulée par Madame MABILLE, le 8  juillet

-  La nouvelle demande de grâce du 14 juillet 1876,  adressée au Président de la République par Louis Hyacinthe MABILLE dans  laquelle il fait valoir son passé honorable, la perte de son fils des suites  de guerre laissant à sa charge deux orphelins, le passé de son beau père chevalier  de la légion d’honneur sous le premier empire, le fait que son absence laisse  sa famille dans la plus grande détresse.

Selon  le rapport rédigé par le Contre Amiral Gouverneur le 9 août 1876 :

« Le déporté est  arrivé dans la Colonie le 3 mai 1873, n’a pas de condamnations antérieures, ni  de punitions disciplinaires.

Depuis son  Internement à l’île des Pins,  sa conduite a toujours été très bonne ;  il est atteint d’infirmités qui l’obligent à faire de longs séjours à
l’hôpital ; son caractère est doux et soumis et il parait d’un bon esprit. Est âgé de 61 ans. Appui du contre amiral gouverneur. »

Le 11 août 1876 sa peine est commuée en 7 ans de détention à partir du jugement.  Le reste de sa peine est remise le 20 décembre 1877.

Il est rayé de tout contrôle le 26 janvier 1877 jour de son  embarquement pour rentrer en France sur le Navarin.  Bernard GUINARD indique que le bateau quitte  Nouméa à destination de la France, embarquant 161 déportés rapatriés (44 libérés, 93 dont la peine est commuée en détention, 7 dont la peine est commuée  en emprisonnement, et 17 dont le peine est commuée en bannissement). Pour ce  voyage l’itinéraire emprunté est la route du Pacifique Sud jusqu’au Cap Horn, puis l’île de Sainte-Hélène, où il fait une escale d’un ou deux jour, avant de se diriger sur Dakar, et d’arriver à Brest le 25 juillet 1877.

Le signalement de Louis Hyacinthe MABILLE porté sur son registre  matricule est le suivant :

« Taille d’un mètre 680 millimètres, cheveux sourcils  gris front haut yeux bleus nez aquilin bouche moyenne menton rond barbe grise
visage ovale teint brun. »

Le site de la librairie Northwestern   présente le portrait d’un « MABILLE » le prénom n’est pas indiqué.
Lors de mes recherches j’ai croisé plusieurs MABILLE. S’agit-il de Louis Hyacinthe MABILLE ?

Louis Hyacinthe est décédé à Paris, 15 rue de boulanger le  27 mars 1889, son épouse le 18 mars 1897.

Malgré toutes les archives déjà consultées, Louis Hyacinthe  MABILLE a encore des secrets pour moi. J’espère pouvoir donner une suite aux  articles que je lui ai consacrés.

L’Union des cercles généalogiques lorrains fête ses 40 ans à Lunéville

4 octobre 2011

L’Union des cercles généalogiques lorrains  fête ses 40 ans de généalogie à Lunéville

le 29 et 30 octobre 2011 à Lunéville.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.